RénoWatt
À jour au 20 septembre 2026

Les aides,
sans le brouillard.

Remplacer une chaudière par une pompe à chaleur air/eau ouvre droit à deux aides principales, qui se cumulent : MaPrimeRénov’ et la prime CEE, souvent majorée par le Coup de pouce Chauffage. Deux avantages fiscaux s’y ajoutent presque toujours, et presque personne n’en parle.

Les montants ci-dessous sont ceux prévus par les barèmes officiels. Ce ne sont pas les montants que vous toucherez : ils dépendent de vos revenus, de votre zone climatique, de la surface chauffée et de la machine retenue. Personne ne peut vous annoncer un chiffre fiable sans avoir vu votre logement — nous non plus.

Les deux aides principales

Aide de l’État

MaPrimeRénov’

Versée par l’Anah après les travaux. Le montant dépend de votre catégorie de revenus, dans la limite de 12 000 € de dépenses prises en compte pour une pompe à chaleur air/eau en métropole.

Il faut être propriétaire et y habiter.

Financée par les énergéticiens

CEE et Coup de pouce

Versée par un fournisseur d’énergie, le plus souvent déduite directement de votre devis. C’est la fiche BAR-TH-171 qui l’encadre pour les pompes à chaleur air/eau.

Aucune condition de revenus pour y avoir droit.

MaPrimeRénov’, en détail

Quatre catégories, définies par votre revenu fiscal de référence, le nombre de personnes au foyer et votre région — l’Île-de-France a ses propres plafonds. Pour une pompe à chaleur air/eau, le barème du parcours geste par geste prévoit :

Catégorie Qui PAC air/eau
Bleu Ressources très modestes 5 000 €
Jaune Ressources modestes 4 000 €
Violet Ressources intermédiaires 3 000 €
Rose Ressources supérieures Non éligible en geste par geste

Les conditions

Être propriétaire occupant, le logement devenant votre résidence principale dans l’année suivant la demande de solde
Un logement de plus de 15 ans en règle générale — mais 2 ans suffisent pour une pompe à chaleur en métropole
Des travaux réalisés par une entreprise qualifiée RGE
Des travaux achevés dans les 3 ans suivant l’accord, ou 1 an si vous percevez une avance

Ce qui a changé le 1ᵉʳ septembre 2026

Dans le parcours « rénovation d’ampleur », le chauffage au gaz ne peut plus être conservé en maison individuelle, et les pompes à chaleur hybrides avec appoint fossile ne sont plus finançables. Ce parcours impose par ailleurs le passage obligatoire par un conseiller France Rénov’ puis par un accompagnateur agréé.

La prime CEE et le Coup de pouce

Celle-ci n’est pas financée par l’État mais par les fournisseurs d’énergie, obligés par la loi de financer des économies d’énergie. Elle n’est soumise à aucune condition de revenus : tout le monde y a droit. Le Coup de pouce Chauffage la majore fortement lorsque vous remplacez une chaudière gaz, fioul ou charbon.

Depuis 2026, son calcul ne repose plus sur un forfait unique mais sur trois paramètres : la performance de la machine (son ETAS), la surface chauffée, et votre zone climatique — H1, H2 ou H3. Deux maisons voisines n’ouvrent donc pas droit au même montant.

L’agrément devenu obligatoire

Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, la majoration du Coup de pouce est réservée aux modèles figurant sur la liste officielle des appareils agréés, et le numéro d’agrément doit apparaître sur la facture. Un dossier monté sans ce numéro perd la bonification, après les travaux, une fois la facture payée.

Le cumul, et sa limite

MaPrimeRénov’ et la prime CEE se cumulent. Le total est toutefois écrêté : la somme des aides ne peut pas dépasser un pourcentage de la dépense engagée, plus élevé pour les revenus les plus modestes. Concrètement, pour un remplacement de chaudière gaz, fioul ou charbon par une pompe à chaleur air/eau, les sources professionnelles situent le plafond cumulé autour de 10 800 € pour un foyer aux ressources très modestes.

C’est un ordre de grandeur, pas une promesse : l’écrêtement se calcule sur votre facture réelle. C’est précisément ce que l’étude de votre logement permet de chiffrer.

Presque personne n’en parle

Les deux aides qu’on oublie

La TVA à 5,5 %

Au lieu de 20 %. Elle s’applique au matériel comme à la main-d’œuvre, à condition que le logement ait plus de deux ans et que l’entreprise RGE fournisse et pose l’équipement. Depuis le 18 juillet 2026, elle couvre aussi les pompes à chaleur air/air.

Vous n’avez rien à demander : c’est l’installateur qui l’applique sur la facture. Encore faut-il vérifier qu’il l’a bien fait.

L’éco-prêt à taux zéro

Jusqu’à 30 000 € sans intérêts pour un bouquet d’au moins trois gestes, et jusqu’à 50 000 € en rénovation globale. Remboursable sur 15 ans, 20 ans en rénovation globale.

Logement de plus de deux ans, entreprise RGE, travaux achevés dans les trois ans. Il se cumule avec MaPrimeRénov’ et les CEE : il sert à financer ce qui reste à votre charge.

Ce qu’on voit passer

Ce qui fait rater un dossier

Le dossier déposé après la signature

C’est le refus le plus fréquent. La demande d’aide doit être enregistrée avant que vous ne signiez le devis. Une fois le devis signé, plus rien n’est rattrapable.

Le modèle absent de la liste agréée

Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, la bonification Coup de pouce n’est accordée que si le modèle installé figure sur la liste officielle, et son numéro d’agrément doit apparaître sur la facture.

La clim réversible vendue comme une pompe à chaleur air/eau

Les deux relèvent de dispositifs différents. Si on vous promet le Coup de pouce Chauffage pour une climatisation réversible, demandez la référence de la fiche par écrit.

L’installateur non qualifié RGE

Aucune aide n’est versée sans qualification RGE valide à la date de signature du devis. Une qualification expirée entre le devis et les travaux suffit à faire tomber le dossier.

Ce qu’on fait de tout ça

On regarde votre logement, on détermine les dispositifs auxquels vous avez réellement droit, on monte les dossiers dans le bon ordre et on les dépose avant la signature du devis. On vérifie la qualification de l’installateur, l’agrément de la machine et la TVA appliquée sur la facture. Vous ne remplissez rien.

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